Les Pacemakers

Ce qui est communément appelé un pacemaker dans le langage courant, s’appelle en français un simulateur cardiaque. Pour les fins de l’explication, on va garder le mot utilisé le plus fréquemment. Un simulateur cardiaque ou un pacemaker est un petit appareil comme ceci qui contient deux parties

Dr. Pragnesh Gadhvi

Dr. Pragnesh Gadhvi

Cardiologist
Union City, NJ
Dr. Sreeram Grandhi

Dr. Sreeram Grandhi

Cardiologist
Union City, NJ
Dr. Michael Cohen

Dr. Michael Cohen

Cardiologist
Union City, NJ

Le Dr Bernard Thibault, MD, FRCP, cardiologue – électrophysiologiste, Institut de Cardiologie de Montréal, explique le fonctionnement des stimulateurs cardiaques et leur implantation.

Informations sur les pacemakers

Ce qui est communément appelé un pacemaker dans le langage courant, s’appelle en français un simulateur cardiaque. Pour les fins de l’explication, on va garder le mot utilisé le plus fréquemment. Un simulateur cardiaque ou un pacemaker est un petit appareil comme ceci qui contient deux parties. La première partie, c’est le boîtier qui contient les circuits électroniques et la pile. Le tout est relié au cœur avec une ou deux sondes que l’on rentre ici dans la veine et qui établit la communication électrique entre le cœur et le boîtier lui-même.

Certains patients peuvent avoir des troubles électriques au niveau du cœur. Il faut comprendre que le système électrique agit comme le chef d’orchestre naturel du cœur, et donne les instructions au cœur de battre à chaque seconde et ou si besoin, d’aller plus rapidement comme dans une situation stressante. Il arrive qu’avec certaines maladies, certaines conditions cardiaques, certaines médications, que l’électricité puisse défaillir au niveau du cœur, ce qui provoque des ralentissements du rythme cardiaque et ou même parfois des pauses, le cœur peut s’arrêter de battre pendant plusieurs secondes. Ceci peut entraîner des symptômes auprès des patients. lls peuvent se sentir étourdi, avoir la sensation de tête légère, aller jusqu’à une perte de connaissance qui peut être relativement subite. Ce que le pacemaker fait, il surveille constamment les battements cardiaques et s’il y a ralentissement anormal de l’électricité du cœur, il va fournir l’électricité, qui va créer une simulation pour permettre au cœur de battre sur une fréquence adéquate pour les besoins. La procédure d’implantation du pacemaker est très simple. Elle se fait de façon générale, en un court séjour à l’hôpital. Les patients rentrent le matin à 7 heures à jeun et nous faisons la procédure dans la journée. En général, on les garde pour la nuit, juste pour s’assurer que tout fonctionne comme il faut.

En salle d’électrophysiologie, nous avons une équipe complète avec des infirmières, des inhalothérapeutes, un anesthésiste et des médecins qui vont bien s’occuper des patients. La procédure est faite sous anesthésie locale, la partie est simplement gelée, on n’a pas besoin d’anesthésie générale ou d’endormir le patient complètement. Cependant on comprend que les gens sont nerveux, donc on leur donne une sédation et des médicaments à travers les veines qui rendent la procédure très agréable. La plupart des gens dorment avec un sommeil normal et n’ont pas d’effets secondaires au réveil comme pour une procédure chirurgicale plus importante.

La procédure en soi est extrêmement simple. Elle peut prendre entre 30 à 60 minutes. On crée une petite incision au niveau de la région pectorale et on va glisser le boîtier du pacemaker sous la peau. Par la suite, on va introduire les sondes dans la veine en dessous de la clavicule et on va avancer les sondes jusqu’à l’intérieur du cœur.

La procédure commence par une petite incision de la peau de quelques centimètres. Par la suite, nous créons une petite pochette juste pour permettre d’introduire le boîtier du pacemaker. Avant de faire l’implantation nous allons introduire, selon les besoins du patient, une ou deux sondes dans la veine qui est sous la clavicule et on va avancer les sondes par l’intérieur jusqu’au cœur. Par la suite nous connectons le boîtier du pacemaker et nous allons enfouir le tout dans la pochette qui sera elle-même refermée avec des points fondants.

Avec un pacemaker les patients peuvent vivre de façon absolument normale. Il y a beaucoup de folklores et de mythes qui circulent comme quoi il y aurait des interférences, que les gens ne peuvent pas utiliser leur téléphone cellulaire ou ne peuvent pas utiliser de micro-ondes, ceci était peut-être vrai il y a 15 ou 20 ans avec les plus vieux appareils mais maintenant tous les nouveaux boîtiers de pacemaker sont immunisés contre la plupart des interférences électromagnétiques. Il reste certaines exceptions, on recommande aux gens d’utiliser les téléphones cellulaires à une distance de 10 à 15 cm de leur boîtier de pacemaker et être prudent avec les aimants qui sont à l’intérieur des téléphones cellulaires. Les couvercles d’IPad par exemple peuvent avoir de l’interférence électromagnétique. Naturellement les gens qui sont exposés dans des champs électromagnétiques intenses au travail, comme les monteurs de ligne d’Hydro Québec, exigent une attention particulière et votre cardiologue décidera ou discutera avec vous, si vous pouvez continuer ou non dans un tel milieu.

Quand les patients retournent à la maison le lendemain, pour le premier mois on recommande aux gens de faire attention avec les mouvements de l’épaule, pour une question de douleur et de guérison de la plaie, mais on veut aussi que les sondes et le boîtier du pacemaker se fixent solidement à l’intérieur du cœur. Alors on recommande aux gens de ne pas faire de mouvement très intense, de ne pas aller au gymnase faire des exercices répétitifs avec les bras ou par exemple, de ne pas pelleter la neige l’hiver. Par la suite, une fois le premier mois passé, les gens peuvent récupérer une vie complètement normale, ce qui inclut des activités comme jouer au golf, tennis sans aucun problème.

Comment sont suivis les pacemakers ? Un à deux mois après la procédure, les patients sont revus à notre clinique pour un premier rendez-vous. À ce rendez-vous, nous allons faire une vérification de l’appareil avec un ordinateur et nous assurer d’une bonne guérison de la plaie et l’absence de douleur pour le patient. Par la suite, il y a deux possibilités, le patient peut être suivi à notre clinique une à deux fois par année pour toute la durée de vie de l’appareil mais depuis quelques années nous avons aussi la possibilité de faire du suivi à distance. Les gens reçoivent un petit moniteur qu’ils mettent sur leur table de chevet dans la chambre à coucher et la communication se fait sans fil. L’appareil peut donc être suivi par notre clinique à distance sans que le patient n’ait besoin de venir à l’hôpital. Il ne viendra que s’il y a problèmes. Nous pouvons communiquer avec lui en tout temps s’il y a quoique ce soit d’inquiétant. Ceci offre un gros avantage au Québec ou les gens ont souvent de longues distances à faire et des conditions climatiques qui sont peu favorables. Il est toujours mieux de faire voyager l’information que de faire voyager les patients.

Un autre avantage du suivi à distance est qu’il nous permet de faire des diagnostics avant la visite. Dans le cas habituel ou les patients viennent une fois par année, le diagnostic d’arythmie comme la fibrillation auriculaire peut être posé seulement lors du prochain rendez-vous mais avec les appareils et le suivi à distance, dès que l’arythmie survient, on peut être notifié et le patient est tout de suite contacté. Ce qui permet une intervention précoce et minimise les risques associés aux arythmies pour les patients.

Ceci est une très courte présentation, vous pouvez avoir d’autres questions avant ou après la procédure mais dans tous les cas, vous êtes les bienvenus de contacter votre cardiologue et où notre clinique de pacemaker à l’institut de cardiologie et il nous fera un plaisir de vous répondre.

Presenter: Dr. Bernard Thibault, Cardiologist, Montreal, QC

Local Practitioners: Cardiologist

Un pacemaker permanent est un appareil qui permet d’empêcher que la fréquence cardiaque ralentisse de façon trop importante. C’est un phénomène qui peut arriver quand on avance en âge. Le plus souvent le système électrique cardiaque naturel qui est responsable de faire en sorte que nos battements cardiaques ne soient pas trop lents, pas trop rapides, peut se fatiguer, peut s’user prématurément, et quand ça arrive et que la fréquence cardiaque devient trop lente, ça peut amener des symptômes comme des étourdissements, la perte de conscience, l’essoufflement ou encore la fatigue.

Quand on a un tel problème, la solution c’est d’implanter un pacemaker permanent, une batterie avec un ordinateur qui est connecté avec un ou deux petits fils que l’on va amener au niveau des cavités cardiaques en passant par la veine sous-clavière, celle qui passe sous la clavicule. Habituellement, on va installer l’appareil du côté gauche, on fait une petite incision d’environ 3 ou 4 cm, on va faire la ponction dans la veine, et une fois que les fils sont en place, on va mettre le boîtier sous la peau, puis on referme ça. La procédure du début à la fin prend environ 30 à 45 minutes. Quand on a un pacemaker, on peut vivre une vie normale. Pendant les premières semaines, ça va être un petit peu sensible comme n’importe quelle intervention chirurgicale mineure, mais par la suite il n’y a presque rien dans les activités quotidiennes qu’on ne peut pas faire. On entend souvent des mythes comme le fait qu’on ne puisse plus utiliser de téléphone cellulaire ou le micro-onde, toutes ces histoires sont fausses, les pacemakers modernes sont très résistants aux interférences externes.

La procédure d’implantation d’un pacemaker est relativement simple, mais il y a quand même certains risques de complications d’environ 2%, un petit risque d’infection autour de 1 %, mais on donne des antibiotiques pour prévenir ça au moment de la procédure. Il y a un risque de saignements qui est faible, encore à inférieur à 1 %, ça risque d’être un peu plus élevé si vous prenez des anticoagulants ou des médicaments antiplaquettaires qui vont éclaircir le sang. Il y a aussi un petit risque d’accrocher le poumon quand on va piquer la veine sous-clavière, le poumon passe tout près. Si notre aiguille accroche le poumon, ça peut faire une fuite d’air, qui ne sera pas mortel, mais qui peut allonger votre séjour à l’hôpital. Finalement le risque de complications très grave comme une perforation cardiaque ou même le risque de mourir est extraordinairement faible, moins de 1/1000. Quand on a un pacemaker, on a besoin d’un suivi qui se ferait dans une clinique spécialisée, qu’on appelle la clinique du pacemaker. Ces suivis se font habituellement aux 6 mois, ou aux années, pour s’assurer que l’appareil fonctionne bien ou que vous n’avez pas développé d’autres problèmes cardiaques comme certaines arythmies qui peuvent être détectées par l’appareil.

La plupart des systèmes modernes permettent aussi d’être suivi à distance, c’est-à-dire que vous avez un dispositif à la maison qui communique avec votre pacemaker et qui peut communiquer directement à la clinique s’il y a un problème entre les suivis en personne. Si vous voulez plus d’informations à propos du pacemaker permanent, parlez-en à votre médecin de famille, à votre cardiologue ou votre cardiologue spécialiste des arythmies cardiaques qui pourrait répondre à toutes vos questions.

Presenter: Dr. Jean-Francois Roux, Electrophysiologist, Sherbrooke, QC

Local Practitioners: Electrophysiologist

Risques d'ablation et de traitement

Risques d’ablation et de traitement, Dr Atul Verma, MD, FRCPC, cardiologue, discute des risques liés au traitement par ablation. Southlake Regional Health Centre

Durée: 2 minutes, 40 secondes Parlons un peu des risques et des avantages de la procédure d’ablation. Commençons par les risques. Heureusement, tous les risques sont très faibles, mais il y en a certains dont vous devriez être conscients. Au cours de la procédure d’ablation, par exemple, nous pourrions provoquer un caillot sanguin dans le cœur, ce qui pourrait entraîner un accident vasculaire cérébral.

C’est pourquoi nous vous demandons de prendre des anticoagulants jusqu’à la procédure d’ablation, et nous vous donnons également des anticoagulants supplémentaires au cours de la procédure d’ablation. Donc, ce risque est de 0,2% ou moins. Il y a aussi un risque que pendant que nous brûlons votre cœur, nous puissions brûler un trou dans le cœur et causer des saignements, ce qui pourrait nécessiter une intervention chirurgicale urgente.

Mais c’est pourquoi nous limitons la quantité de puissance que nous utilisons, et ce risque est également inférieur à 0,2%. Il y a toujours un risque potentiel de complication fatale avec n’importe quelle procédure que vous avez effectuée et l’ablation n’est pas différente. L’œsophage, par exemple, est situé très près de l’oreillette gauche et des cas de brûlure dans l’oreillette gauche ont été signalés, causant des dommages à l’œsophage, ce qui pourrait mettre la vie en danger. Nous prenons cependant des précautions pour éviter cela, comme la mesure de la température dans l’œsophage, et le risque d’une complication potentiellement mortelle est d’un millier ou moins.

En termes de taux de réussite, le succès dépend en partie du type de fibrillation auriculaire que vous avez. Si vous êtes dans et hors de la fibrillation auriculaire, que nous appelons la fibrillation auriculaire paroxystique, votre taux de réussite va être plus élevé. La chance d’éliminer votre fibrillation auriculaire après une tentative à la procédure est d’environ 70 à 75%, et après deux tentatives à l’intervention, 85 à 90% . Si vous souffrez de fibrillation auriculaire tout le temps, cependant, nous appelons cette fibrillation auriculaire persistante, alors votre taux de réussite va être plus bas. La chance de succès après une tentative de procédure est peut-être d’environ 65 à 70%, et après deux tentatives d’environ 80 à 85%. Toujours assez bon, mais inférieur aux patients paroxystiques. Si vous avez d’autres questions sur votre procédure d’ablation, n’hésitez pas à demander à votre médecin, infirmière praticienne, infirmière ou tout autre membre de l’équipe de fibrillation auriculaire.

Presenter: Dr. Atul Verma, Electrophysiologist, Newmarket, ON

Local Practitioners: Electrophysiologist

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